Le parcours spirituel d’une mère et d’un fils

 Dix-Sept ans est un roman écrit par Éric Fottorino, reporter et écrivain français de soixante ans. Paru en 2018 chez Gallimard, Dix-Sept ans retrace tout au long du livre d’une relation mère-fils qui n’a jamais réellement existé. Dans ce livre la relation avec sa mère et d’ailleurs qu’il n’appelle pas « mère » ou « maman » mais plutôt par son prénom, Lina. Il la considérait souvent comme sa sœur et préférait utiliser le terme de « maman » pour sa grand-mère. Cette dernière a toujours eu une emprise sur sa fille. Elle n’avait pas accepté la relation de sa fille avec un Tunisien-Juif qui avait donné naissance à un « bâtard » comme elle aimait à qualifier son petit-fils. Même si ce roman reste une fiction, plusieurs éléments nous indiquent que cela a été inspiré de la vie réelle de l’auteur.

Après une poignante annonce de Lina à toute la famille, Éric, bouleversé, part se ressourcer et pour prendre du recul dans sa ville natale, Nice. C’est là qu’il est né, mais il n’y a jamais réellement vécu car sa mère et lui avaient rejoint La Rochelle juste après sa naissance.

Dix-Sept ans, c’est l’âge où normalement on profite de sa jeunesse, on voit ses amis, on sort tard le soir, on finit le lycée, pour la plupart du temps commencer des études supérieures. Mais pas pour Lina. Cette jeune femme courageuse voulait commencer des études de médecine et elle était tombée amoureuse de Mosché, un jeune étudiant tunisien de religion juive. De leur amour est né Éric. La mère de Lina, possessive et « vieille France » refusait cette naissance.

Tout au long du livre, il essaie de renouer avec sa mère des liens qu’ils n’ont jamais réellement eus. Il essaie de comprendre la jeune adolescente qu’était sa mère six décennies plus tôt. La jeune Lina est peut-être devenue mère un peu trop tôt et elle n’avait peut-être pas les épaules assez solides pour affronter sa mère, son jugement et les insultes qu’elle allait recevoir.

A Nice, pour l’aider dans son chemin spirituel de réconciliation avec sa mère, Éric est aidé par plusieurs personnes : Novac, un pédiatre qui lui permet de prendre conscience qu’il ne doit plus considérer sa mère comme sa sœur et sa grand-mère comme sa mère. Rivka lui permet de s’accepter en tant que Juif. Betty Legrand lui apprend ce que sa mère a enduré dans le passé car c’était une amie proche.

Dans ce livre, on ressent tout l’amour qu’éprouve Éric pour sa mère même si lui en doute. Quand on consacre un livre entier à ce doute, je pense que la réponse à la question est évidente.

Ce livre est une merveille qui mérite de faire partie de votre bibliothèque. Vous aussi, vous allez vous prendre d’affection pour le personnage de Lina.

Théo 2D1

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