Bartleby le scribe, l’homme qui ne voulait pas choisir

Qui aurait pu croire qu’une nouvelle d’une soixantaine de pages serait aussi intrigante et que Bartleby, nouvelle écrite en 1853, deviendrait une des œuvres les plus commentées du patrimoine littéraire américain. En effet, Herman Melville (1819-1891), auteur de Moby Dick, était loin de se douter qu’une histoire d’apparence banale fascinerait autant les lecteurs d’hier que d’aujourd’hui. Mais qu’est ce qui se cache derrière un titre aussi énigmatique ?

Le récit commence dans la ville de New York, au milieu du 19émes Siècle, dans un quartier financier de Wall Street. L’histoire nous est racontée par un homme de loi dont l’identité nous est inconnue. Notre petite histoire se passe dans un des grands bâtiments de la ville, des bâtiments qui symbolisent le luxe et l’argent, avec un narrateur inconnu et ses employés parmi lesquels on retrouve un certain Bartleby.

Le narrateur, à cheval sur les principes, est issu de la haute-société et se comporte comme tel avec ses employés. Bartleby, son scribe attitré, a préféré du jour au lendemain, mettre fin à ses activités. Un refus dont on ne connaitra jamais les raisons, mais qu’il est possible d’interpréter de plusieurs façons ; Daniel Pennac, auteur de l’avant-propos, remarque dans ce livre que Bartleby entre dans l’intimité professionnelle du narrateur mais également dans sa vie.

Bartleby ou l’écrivain qui ne préférait plus écrire

Les interprétations de cette fameuse nouvelle sont nombreuses, certains critiques pensent qu’à travers ce livre, Melville parle de sa propre vie. En effet, Bartleby pourrait être son double fictif car Melville s’est arrête d’écrire pendant 35 ans après avoir édité cette œuvre et tout comme son personnage a décidé d’ « arrêter de jouer le jeu des hommes ».

L’originalité du style de Melville réside dans son côté « dialogue », on a l’impression d’être le confident du narrateur. Les phrases sont courtes, ce qui donne plus de rythme au récit et diffuse une impression de modernité. Alors que c’est un récit du 19émes siècle.

Le personnage arrive à nous faire éprouver des sentiments contrastés à l’égard de Bartleby. Effectivement, ce dernier ne cesse d’énerver le narrateur en refusant de lui obéir allant jusqu’à vouloir résider dans son lieu de travail alors que son patron n’y travaille plus. On comprend aussi que le narrateur s’adoucit dans ses propos à l’égard de Bartleby et commence à comprendre l’humain qu’il est, ce qui lui fait éprouver de la compassion pour notre héros, enfin quand Bartleby dit « Je ne préfère ne pas déjeuner aujourd’hui. Cela ne m’irait pas ? Je n’ai pas l’habitude de déjeuner » On découvre jusque où il peut aller. Bartleby ne mange plus, même quand il se trouve en prison, ce qui causera sa mort. C’est le narrateur qui le découvre en lui rendant visite.

Au final on se rend compte que celui-ci n’a rien pu faire pour Batleby, que c’est lui qui avait pris cette décision et qu’à partir de là, il savait lui-même comment cela finirait. De plus, on remarque que la société, elle, n’a rien vu et n’a rien fait.

En définitive, on peut dire que ce livre nous enseigne à bien ouvrir les yeux sur ce qui nous entoure et de ne pas tout accepter.

Legrand Chloé Muc 2 BTS

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