100 chefs d’œuvre de Versailles- Musées du Nord-Pas de Calais : Sur un air de famille…

Sans titre

Les élèves en enseignement d’exploration « patrimoines » du lycée F. Darchicourt ont imaginé une parenté imaginaire, un lien de filiation, du plus évident au plus ténu, entre les œuvres exposées lors de l’exposition 100 chefs-d’œuvre de Versailles au Musée des Beaux-Arts d’Arras et le patrimoine des musées de la région Nord-Pas de Calais. Découvrez cet étrange arbre généalogique, laissons les œuvres prendre la parole…

Je m’appelle Apollon, Dieu des arts et du soleil.

Photo personnelle

Photo personnelle

J’ai été sculpté par François Girardon en 1675 dans un lieu qui demeure inconnu. Après une dure journée de labeur, je me repose à la grotte de Téthys, déesse marine de la mythologie grecque, où je me fais servir par mes nymphes, de très belles et jeunes divinités de la nature. En 1684, la grotte où je me prélassais fut détruite, j’ai alors dû trouver refuge au Bosquet de la Renommée au jardin de Versailles. J’ai encore dû déménager au Bosquet des Bains d’Apollon en 1704. J’ai beaucoup déménagé, je l’avoue, mais il faut préciser qu’au regard de mon imposante taille, je me dois de trouver un lieu à l’image de ma grandeur. Mon voyage aux quatre coins du Parc du Château de Versailles se termine enfin. Je suis actuellement en villégiature au Musée des Beaux-Arts d’Arras, à l’occasion de l’exposition « 100 Chefs d’œuvres de Versailles » .

Crédit photo  RMN musée d

Crédit photo RMN musée du louvre

Vers 290/300 apr. J.-C., un parent inconnu a taillé du bloc de marbre uniforme que j’étais un superbe sarcophage illustrant le concours musical entre le Dieu Apollon et le satyre Marsyas.
Une fois achevé, je mesurais 1,05 mètre de hauteur, 2,20 mètres de longueur et 98centimètres de large. Oublié pendant des siècles, j’ai été découvert à la Douane de Chiarone en Toscane (Italie). Quelques années plus tard, en 1861, je fus acheté et intégré à la Collection Campana.
Voici l’histoire qu’a voulu représenter mon créateur. Je me lis de gauche à droite. Nous sommes en plein concours : le satyre Maryas ainsi que le dieu Apollon pensent être les meilleurs musiciens. Une muse ou une nymphe doit nous départager lors de cette bataille musicale. La déesse de la Guerre, Athéna, le Mont Tmolus assistent également au spectacle en compagnie du fleuve Marsyas. Plus loin, à mes côtés, un esclave accroupi aiguise un couteau sur une pierre ou un rocher. Un autre esclave est attaché nu à un pin. Finalement, la muse donne la victoire au Dieu Apollon joueur de lyre face à Marsyas, joueur de flûte.

Pour me rencontrer, je vous donne rendez-vous au musée du Louvre-Lens !

Ahmed Dahou, Quentin Duquenne, Thibaud Ongena

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