Le Hobbit : « La bataille des cinq armées » est loin d’être gagnée

affiche du film le hobbit

Affiche du film « Le Hobbit : La bataille des cinq armées »

La grande aventure s’achève pour notre petit Hobbit avec « La bataille des cinq armées » qui met le point final à la trilogie inspirée du roman de Tolkien. Coup d’œil sur cet ultime voyage en terre du milieu.

Le Hobbit : La Bataille des cinq armées remplit sa part du contrat sans pour autant créer la surprise. 281 925 entrées pour son premier jour en France, ce n’est pas vilain du tout. C’est pour ainsi dire la première place au box-office français cette semaine, loin devant Le père Noel et Timbuktu. La bataille des cinq armées marque la fin des péripéties de Bilbon Saquet, un Hobbit un peu vieux jeu au train-train habituel : prendre le thé, bouquiner et souper à 18 heures. Un semblant d’existence qui est un jour bouleversé lorsqu’il prend part à une aventure allant au-delà de son imagination. Le concept cartonne. Les deux petits frères Un Voyage inattendu (2012) et la désolation de Smaug (2013) avaient récolté 1, 017 003 568 milliards et 950 millions de dollars. Le premier volet est le 15e film de l’histoire du cinéma à avoir dépassé le seuil du milliard en termes de recettes. Preuve de ce succès, le roman « Le Hobbit » (J.R.R Tolkien) gagne le titre du 10e ouvrage le plus vendu de tous les temps avec ses quelques 10 millions d’exemplaires écoulés dans le monde depuis 1937 (2 fois plus que Le seigneur des anneaux)

Ce qu’on en a pensé…
Tonton Tolkien en aurait touché deux mots à Peter Jackson (Réalisateur) si il le pouvait encore. La bataille des cinq armées rassasie sans pour autant régaler. Ce n’est pas infâme, mais on n’en redemande pas. Pourtant le premier quart d’heure a de quoi mettre en appétit : un dragon en mode lance-flamme, une ville à feu et à sang, un contrebandier qui se prend pour Beowulf et qui veut tuer la vilaine bébête en utilisant son gamin comme arbalète humaine. Un grand méchant, un héro adulé par la plèbe, un magicien, un petit futé, une histoire d’amour et une bataille épique, tout y est, mais la sauce a du mal à prendre. Le talon d’Achille du scénario est sans nul doute le gros manque de cohérence avec l’histoire originale et l’envie d’en faire trop. On décroche. Et on est presque tenté de dire qu’on s’y perd un peu et qu’il est difficile de trouver le but de la bataille des cinq armées. Montrer qui a la plus grande? (Les armées bien sûr) Convoiter un trésor ? Prouver qu’il est toujours bon d’avoir un hobbit à porter de main ? Rendre dramatique à souhait l’histoire d’amour entre Tauriel (Evengeline Lilly) et Kili (Aidan Turner) ? Au choix. Mais on a beau jeter la pierre à Peter Jackson et dresser la liste des défauts de son nouveau long métrage, on doit reconnaitre qu’il a quand même bien bossé. La 3D spécialement réservée au Hobbit tournant à 64 images secondes (contre 48 pour les autres films) a largement de quoi régaler. Le casting n’a pas pris une ride et est toujours au top. Notre Bilbon Saquet (Martin Freeman) n’a pas changé, on l’adore. Mention très bien à Richard Armitage qui prête une nouvelle fois ses traits à Thorin écu de chêne, roi qui a le cœur qui valse entre folie et avarice. Il est parfait. Et difficile de passer à côté de ce bon vieux Legolas (Orlando Bloom) qui nous a prouvé qu’il n’a pas pris de la bouteille et qu’il est passé maître dans l’art de faire les trucs les plus farfelus qui soient. Un peu de maquillage, un chèque à 6 zéros, une bonne dose d’amphétamines et hop ! Il est reparti.

En soi, le film n’est pas mauvais. Il aurait pu frôler le chef d’œuvre s’il n’avait pas souffert de l’effet pompe à fric et trucages à gogo. Les films ont tout de même coûté 730 millions de dollars faisant du Hobbit la trilogie la plus chère de l’histoire qui aura presque ramené 3 milliards de dollars au box-office. Si Bilbon sait disparaitre avec « le précieux » Peter Jackson lui sait comment changer les pages de Tolkien en billets verts.

Corentin Lacroix

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